Sa'id Qutb et les Qutbis

Publié le par 'Issa

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Sayyid Qutb (RahimALLAH)





Liste (non exhaustive) des Savants ayant mis en garde contre lui:



-Chaykh Ibn Bâz Rahimahullah

-Chaykh 'Utheymîne Rahimahullah

-Chaykh Al Albânî Rahimahullah

-Chaykh Fawzâne al Fawzâne

-Chaykh Al Lahaydân

-Chaykh al Ghudayân

-Chaykh AbdelMuhsin al 'Abbad

-Chaykh Hammad Al Ansarî

-Chaykh Ahmad An Najmî

-Chaykh Muhammad Aman al Jamî Rahimahullah

-Chaykh Rabi' Ibn Hadî Al Madkhalî

-Chaykh Salih AL Ach Chaykh

-Chaykh Abdullah Ad Douwaych Rahimahullah

-Chaykh 'Ubeyd AL Jabirî

-Chaykh Zayd AL Madkhalî

-Chaykh Salih As Suhaymî

-Chaykh Muhammad Zinu




Les Qutbis:



Ce sont des gens qui ont lu les livres de Sayed Qutb et ont accepté ce qu’il y a dedans comme vérité et fausseté. Ainsi vous les trouverez défendant Sayed Qutb quand quelqu'un le critique, même si la vérité est avec celui qui critique.

Il est bien connu que Sayed Qutb n'était pas parmi les hommes de science religieuse. Au départ, il était un auteur. Ensuite, il  adopta la croyance des Ash'aris - la croyance du ta’wil (interprétation fausse des attributs d'Allah), de même que d'autres parmi les personnes instruites d'Egypte. Il a des erreurs sérieuses et viles, que les gens de science ont réfutées et exposées. Mais quand ils exposent ces erreurs, ceci provoque la fureur des Qutbis qui viennent à eux en les critiquant, leur disant du mal et les discréditant. Allah nous suffit comme protecteur. Et il est le meilleur des protecteurs.

Ainsi le principe de base est celui-ci: On connaît les hommes par la vérité (Haqq) et on ne connaît pas la vérité par les hommes. Ainsi il nous est obligatoire d’accepter la vérité et d’adorer Allah, seigneur des mondes, à travers elle, et d’abandonner quiconque marche sur une voie innovée. Et nous devons prendre comme modèle, le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam), ses successeurs, ses compagnons, et ceux qui les ont suivis parmi les imams de la  guidée. Et Allah est celui qui accorde le succès.


Article tiré du site Al-Manhaj.Com par shaikh Ahmad Ibn Yahyaa An-Najmi.
Sources : al-Al-Fatawa Al-Jaliyyah ' anil-Manahij Ad-Da'wiyyah (page 51-57) compilé par Hasan Ibn Mahmoud Ibn Mansur As-Daghriri
Traduit en français par les salafis de l’Est
.



Bismillah Ar Rahman Ar Rahim


Pourquoi ce dossier sur Sayid Qoutb


Pour plusieurs raisons, parmi elles :
- ses innovations : cet homme a commis des innovations très graves comme vous allez le lire in cha Allâh.
- Sa notoriété : ses livres ont fait le tour du monde et ont été réédités maintes fois. Ses défenseurs l’ont magnifié et l’ont placé au niveau de martyr, d’érudit, de moujaddid (rénovateur).
-Son influence néfaste : il est celui qui a insufflé aux néo khawarij de notre époque cet esprit de takfir et de troubles dont nous voyons les dégâts aujourd’hui.(1)


Qui est-il


Sayid Qoutb est un égyptien qui vécut au 20ème siècle. Il vient d’une famille ignorante au sein de laquelle il y avait des innovations. Après avoir vécu dans la ville de Al Qaria, il partit au Caire où il se mit à la littérature et à la critique, les études, la culture. Il fut fortement influencé par la culture occidentale matérialiste. Cela eût pour résultat qu’il traversa une période de doute concernant la religion.
Ensuite il se mit à étudier le Coran pour des raisons littéraires.(2)




Ses fautes

Nous allons par souci de simplicité et de brièveté n’en aborder que quelques unes. Mais sachez qu’elles sont nombreuses…


Le comportement de Sayid Qoutb vis-à-vis du noble Prophète Moussa r


Sayid Qoutb dit :

« Prenons Moussa : il est un modèle du chef impulsif et nerveux » (3)



La réfutation


Cheikh Ibn Bâz:


« Se moquer des Prophètes est une apostasie à elle seule » (4)


Cheikh Rabi':


« Moussa est un noble Messager parmi les Messagers doués de fermeté. Il a un très haut rang auprès d’Allâh soubhannahou wa ta’la, et ceci nous oblige à le magnifier et le respecter comme tous les Prophètes et Messagers.


Allâh a dit à son sujet :


« Ô vous qui croyez! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moussa. Allah l'a déclaré innocent de leurs accusations, car il était honorable auprès d'Allah. » (S33 /V69)


Et Il dit :


« Moi, je t'ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. » (S 20/ V 13)

L’imam Al Boukhari a rapporté dans son Sahih d’après Ibn Massoud, qu’Allâh l’agrée, ce récit :


« le Prophète r a partagé un jour des biens. Un homme a dit alors : « certes, ce partage n’a pas été fait pour le visage d’Allâh ». Je suis donc allé voir le Prophète r et je l’ai informé de ce qui s’était passé. Il se mit en colère à tel point que j’ai vu la colère apparaître sur son visage. Puis il dit : « qu’Allâh accorde Sa miséricorde à Moussa : il a certes subi beaucoup plus de mal que cela et il a patienté ». (5) , (6)


Sayid Qoutb et les Compagnons du Prophète r


Il dénigre le califat de ‘Outhman qu’Allâh l’agrée :

« Le califat de ‘Ali est une extension naturelle du califat de ‘Oumar et de Abou Bakr. Quant à celui de ‘Outhman, c’est un vide entre les deux » (7) , (8)


Il qualifie le noble Compagnon Abou Soufian, qu’Allâh l’agrée, de mécréant:

« Abou Soufiane, c’est cet homme qui a fait endurer à l’Islam et aux musulmans ce dont est rempli les pages de l’histoire et qui ne s’est converti que quand la victoire de l’Islam a été établi, c’est donc l’Islam des lèvres et de la langue et non l’Islam du cœur, des sentiments et de la conscience, et l’Islam n’a pas atteint le cœur de cet homme. » (9),(10)



La réfutation


Allâh dit :


« Les tout premiers (croyants) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils L'agréent » (S 9/ V100)

Le Messager r dit :

« N’insultez pas mes compagnons ! Car par Celui dont mon âme est dans la main, si l’un de vous dépensait une quantité d’or équivalente à Ouhoud, il ne parviendrait pas à un moudd de l’un d’eux ni à la moitié » (11),(12)


Le sens de « La Ilaha Illa Allâh » selon Sayid Qoutb


« … La Ilaha Illa Allâh : A Allâh seul appartient la Hakimia… »(13) En expliquant la Hakimia (14) par le destin et la législation.



La réfutation


Cheikh Salih Al Cheikh:


L’explication de « La Ilaha Illa Allâh » par « A Allâh seul appartient la Hakimia » est la même explication que celle donnée par les Khawarij. En effet, ces derniers ont expliqué le Tawhid par le Tawhid du Jugement en s’appuyant sur la parole d’Allâh « Le jugement appartient à Allah, le Très Haut, le Très Grand » (S 40/V12) et « Le pouvoir n'appartient qu'à Allâh » (S12/V40).

Certes il faut rendre Allâh unique dans le jugement, et cela entre dans le Tawhid de l’adoration. En te soumettant à la loi d’Allâh, tu L’a adoré, et Lui seul mérite cette adoration.

Mais en expliquant « La Ilaha Illa Allâh » par « Allâh seul appartient la Hakimia » cela revient à dire que veut que le « Ilah » signifie le Juge. Ceci est une erreur car ni dans la langue, ni dans les coutumes, ni dans le Coran ne se trouve cette définition. Le terme « Ilah » n’est que « celui qui mérite l’adoration »(15) .


Cheikh Rabi':


« Où est donc le Tawhid de l’Adoration avec lequel sont venus tous les Prophètes et qui est le vrai sens de La Ilaha Illa Allâh ? » (16)


Sayid Qoutb dit que le point de divergence entre les Messagers et les mécréants n’était pas dans l’adoration mais dans la seigneurie. (17)


La réfutation

Cheikh Rabi':

Les mécréants reconnaissaient le Tawhid de la seigneurie dans beaucoup de versets mais ils s’opposaient au Messager d’Allâh r concernant le Tawhid de l’adoration.
Allâh dit : « Quand on leur disait: "Point de divinité à part Allah", ils se gonflaient d'orgueil » (S 37/V35)
Et Il dit : « Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu? Voilà une chose vraiment étonnante » (S38/V5) (18)


Le Takfir des sociétés islamiques


Sayid Qoutb dit:


« Entrent dans le cercle de la société antéislamique ces sociétés qui prétendent être musulmanes. Elles n’entrent pas dans ce cercle du fait qu’elles croient en la divinité d’un autre qu’Allâh et non plus parce qu’elles vouent les rites d’adoration à autre qu’ Allâh, mais parce qu’elles n’adorent pas Allâh seul dans l’organisation de leurs vies. Même si elles ne croient pas à la divinité d’un autre qu’Allâh, elles donnent la plus particulière des particularités de l’adoration à autre qu’Allâh, ainsi ils donnent Al Hakimia à autre que Lui. »
Ensuite Sayid étaie son argumentation en avançant que les sociétés desquelles il parle:
« ou bien affichent clairement la laïcité et l’éloignement de la religion
ou bien annoncent qu’elles respectent la religion mais malgré ça excluent la religion de leurs règlementations sociales.
Ou bien elles inventent des lois et prétendent que ce sont les lois d’Allâh.
Au final toutes ces sociétés antéislamiques ne sont pas islamiques » (19)


La réfutation


Cheikh Rabi' :

« On constate que Sayid Qoutb ne prête aucune attention au Polythésime des tombes, l’exagération vis-à-vis de la famille du Prophète r et des wali en croyant qu’ils connaissent l’invisible et qu’ils dirigent l’univers, et en leur faisant des offrandes, en versant des larmes et en se recueillant auprès de leurs tombes et autres, en les invoquant etc….

Sayid ne juge les gens que parce qu’ils vont à l’encontre de la Hakimia, et c’est cela son explication de La Ilaha Illa Allâh comme nous l’avons vu plus haut.
De même il ne rend mécréant les gens que pour la laïcité et ce qui en découle en exagérant à l’extrême sur ce point prétextant que cela va à l’encontre de la hakimia. Ainsi il rend mécréant les sociétés islamiques.
Effectivement sa parole s’avère être vrai concernant les laïques, et cette catégorie de personnes est faible dans la société, mais elle est fausse et injuste concernant la majorité des gens. En effet, beaucoup d’eux détestent la laïcité et les laïques quand ils savent d’eux cela, et beaucoup ne savent pas ce qu’est cette laïcité. Donc, dans la généralité ils sont musulmans et ils ont des innovations et des affabulations, et quand on leur explique la vérité de la laïcité, ils la combattent elle et ses partisans.
Donc, Sayid Qotb emprunte un chemin dans le takfir des gens qu’aucun savant musulman n’approuve, et il parle à la légère dans le domaine de la hakimia, il rend mécréant l’ensemble des gens sans qu’ils aient commis de péchés et sans établir la preuve et sans prêter attention aux distinctions faits par les savants dans ce chapitre.
Et d’un autre côté, il ne donne aucune importance au polythéisme se rapportant aux tombes que commettent les Rawafidh et les Soufis extrêmistes et ceux qui les suivent. Il ne voit pas dans ce sujet et dans beaucoup d’autres que ce polythéisme est une négation du sens de La Ilaha Illa Allâh !
C’est pour cela que tu peux voir les Khawarij, les Rawafidh (20) et beaucoup de Ahl Al Bida’ accueillir avec joie et fierté son manhaj et ses livres et se servir de ses paroles et ses commentaires. » (21).


Sayid qoutb professe la croyance de Wahdatoul Woujoud et du Houloul (22), (23), (24)


La réfutation


Cheikh Al ‘Outhaymin:


« J’ai son commentaire de sourat Al Ikhlas dans lequel il dit une parole grave qui va en contradiction de la croyance de Ahl As Sounna wal Jama’a. En effet, son commentaire montre qu’il prêche la croyance de wahdatou al woujoud… » (25)



Sayid dit que le Coran est crée


...en parlant du Coran :


« La question essentielle dans ce miracle, c’est la question même de toute la création d’Allah et c’est comme la création d’Allah dans toute chose et dans la création des gens. »(26)

Il dit après avoir parlé des lettres séparées :
« mais ils ne sont pas en mesure d’en écrire comme ce Livre car c’est la création d’Allah et non celle de l’homme »(27)


Et dans l’interprétation de sourate Sad:


« Et cette lettre « Sad », Allah jure par elle comme il jure par le Coran qui est un rappel et cette lettre c’est la création d’Allah car c’est Lui qui lui a donné existence, en lui donnant existence sous la forme d’une voix dans les gorges des gens. » (28), (29)


La réfutation


Le savant ‘Abdullah Ad Douwaysh:


« C’est la parole des Jahmia et des Mou’tazilia, ceux qui disent que le Coran est crée. Quant à Ahl As Sounna, ils disent que le Coran est la parole d’Allâh, descendue, non créée. » (30)



Sayid Qoutb commente l’élévation d’Allâh sur Son Trône comme étant la domination sur la Création (31)


La réfutation


Cheikh Ibn Bâz:

« Son propos est faux, il nit Al Istiwa. (32) Cela montre qu’il est pauvre et qu’il est perdu dans le Tafsir » (33)


Les différents savants qui ont mis en garde contre Sayid Qoutb


Ils sont nombreux, parmi eux :

Cheikh Ibn Bâz, Cheikh Ibn ‘Outhaymin, Cheikh Al Albani, Cheikh Rabi'Cheikh, Al Fawzan Cheikh, ‘Abdoulmouhssin Al ‘Abbad, Cheikh Salih Al Cheikh, Cheikh Abdoullah Ad Douwaysh (ne pas confondre avec l’égaré Ibrahim Ad Douwaysh), Cheikh An Najmi, Cheikh Al Jabiri, Cheikh Hammad Al Ansari, Cheikh Al Ghoudayan, Cheikh Al Louhaydan,
et d’autres...
Réponses à des ambiguïtés qu’amènent les défenseurs de Seyyid Qutb
Première ambiguïté


Ils disent : « Sayid Qoutb a certes commis des fautes mais elles n’étaient pas préméditées. La preuve de cela est qu’il a donné son sang et sa plume pour la défense de l’Islam jusqu’à ce qu’il meurt dans cette voie en tant que martyr et qu’il dise sa parole célèbre quand il lui fût demandé de se soumettre au Taghout : certes le doigt qui atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allâh refuse de se soumettre au Taghout… »


La réponse:


A/ « elles n’étaient pas préméditées » :


Oumar Ibn Al Khattab, qu’Allâh l’agrée, a dit : « certes des gens étaient jugés par la révélation au temps du Messager d’Allâh r et la révélation est maintenant terminé. Maintenant nous ne vous jugeons qu’avec ce qui nous apparaît de vos œuvres. Celui donc qui nous montre du bien il est pour nous digne de confiance et nous le rapprochons de nous. il nous appartient alors pas de savoir ce qu’il cache, Allâh le jugera sur cela.
Et celui qui nous montre du mal, nous ne lui faisons pas confiance et nous ne le croyons pas même s’il dit que son fond est bon» (35)

Donc nous ne jugeons les gens que selon ce qu’ils laissent apparaître et Allâh se charge des intentions.
De plus, es-tu entré dans son coeur afin de connaître ses intentions ? si nous marchions sur cette voie, nous n’aurions réfuté aucun innovateur en prenant cette parole comme argument.


B/ « qu’il a donné son sang et sa plume pour la défense de l’Islam … jusqu’à ce qu’il meurt dans cette voie … »

1 Quel est cet islam que Sayid défend jusqu’à ce qu’il me rende mécréant moi, toi et nos parents, qu’il qualifie de temples antéislamiques nos mosquées, qu’il dénigre les Compagnons du Messager d’Allâh r , etc…

2 le fait que Sayid ait persisté sur sa position « jusqu’à ce qu’il meurt martyr » ne prouve pas qu’il était sur la vérité. En effet il faut absolument réunir deux conditions : Al Ikhlas et Al Moutaba’a.(37)


C/« jusqu’à ce qu’il meurt martyr » :


1 Cheikh Al ‘Outhaymin, qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde, fût questionné sur le fait de dire d’une personne en particulier qu’elle est un martyr. Il a répondu :

« Il ne nous est pas permis d’attester que quelqu’un en particulier est un martyr même s’il a été tué en étant victime d’une injustice ou en défendant la vérité. Cela ne nous est pas permis. Contrairement à ce que l’on voit aujourd’hui : les gens permettent cette attestation et c’est ainsi qu’on les voit qualifier de martyr toute personne tuée même si la cause de sa mort est pour une solidarité de l’époque antéislamique. Cela est haram. Car le fait de dire d’une personne tuée « c’est un martyr » c’est un témoignage sur lequel tu seras questionné le Jour de la Résurrection. On te demandera : « as-tu une science qu’il a été tué en martyr ? ».
C’est pour cela que le Prophète r a dit « il n’est pas un seul blessé qui soit blessé dans le chemin d’Allâh, et Allâh est plus savant de qui est blessé dans Son chemin, sans qu’il ne vienne le Jour de la Résurrection avec son sang... » jusqu’à la fin du hadith. Observes donc bien la parole du Messager r : « et Allâh est plus savant de qui est blessé dans Son chemin ». En effet, l’apparence d’un homme peut indiquer qu’il combat pour que la parole d’Allâh soit la plus haute, mais Allâh sait ce qu’il y a dans son cœur, et qu’en réalité cela va à l’encontre de ce qui apparaît de ses actes. Pour cette raison, Al Boukhari a intitulé un chapitre de son livre « As Sahih » en disant [chapitre : on ne dit pas « telle personne est un martyr »]. Ceci car le martyre (38) repose sur ce qui est dans le cœur et nul ne sait le contenu des cœurs à part Allâh azza wa jall. Donc le problème de l’intention est une affaire grave.(39)


Et combien d’hommes accomplissent une seule et même œuvre, et malgré cela il existe entre ces deux hommes la même chose qu’il y a entre le ciel et la terre, tout cela à cause de l’intention. Le Prophète r a dit à ce sujet: « les actions ne valent que par les intentions », et Allâh est plus savant.


D/Quand à la parole de Sayid « certes le doigt qui atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allâh refuse de se soumettre au Taghout… »

Avez-vous entendu Sayid dire cette parole ? Avez-vous des chaînes de transmissions authentiques affirmant cela ? Tout en sachant que l’on ne sait pas où Sayid a été tué. Il n’y eut qu’une diffusion de l’information de sa mort. De plus, Salah al Khalidi a rapporté cette histoire en utilisant le style du « Tamrid » (40)



Deuxième Ambiguïté


Si nous boycottions tous ceux qui ont commis une faute ainsi que leurs livres il ne nous resterait aucun savant. Plutôt, comportons-nous avec les livres de Sayid comme nous nous comportons avec les livres de Ibn Hajar, An Nawawi dans la ‘Aquida.


La réponse:


Pour répondre à cette ambiguité, voici la réponse des deux savants, cheikh Salih Al Cheikh et cheikh ‘Oubeyd Al Jabiri, qu’Allâh les préserve, quand ils fûrent questionnés au sujet de Hassan Al Banna, Al Ghazali Elle s’applique parfaitement au cas de Sayid Qoutb.

« Que dites vous de gens qui nous disent : vous réprouvez At Tourâbi, At Talmalsâni, Al Ghazâli, Al Qardâwi, vous les qualifiez d’innovateurs, vous médisez d’eux, et vous ne citez pas leurs bons cotés. Alors qu’il existe des imams qui sont tombés dans des innovations comme Ibn Hajar et An Nawawi, vous dites du bien des anciens et vous parlez en mal de ceux qui sont venus après. »


Cheikh ‘Oubeyd Al Jabiri


Fait partie des fondements la réplique au contrevenant même si celui-ci est un imam, un savant, sans tenir compte de ses bonnes actions. On réplique à l’erreur et on montre la vérité. Même si celui qui s’est trompé est un compagnon du Prophète r

Celui qui observe les livres de Jarh a Ta’dil (critique et attestation d'honorabilité) trouvera que les bonnes actions des personnes critiquées ne sont pas citées, ou sinon très rarement. Le meilleur exemple est le récit dans lequel Fâtima Bint Qayss demande conseil au Prophète r et l’informe que Mou’âwia et Abou Jahm, qu’ Allâh les agréé, l’ont demandé en mariage. Le Messager r lui répond : « Quant à Mou’âwia, il est pauvre, quant à Abou Jahm, il ne cesse de frapper ses femmes ». Ces deux hommes ne sont-ils pas des compagnons du Messager d’ Allâh r ? Donc, le but recherché en montrant les erreurs et en montrant la vérité est de conseiller la communauté.

Concernant Ibn Hajar et les fautes qu’il a commises dans ses livres : je ne pense pas que les savants se soient tus sur ce sujet. Dans certaines éditions du livre « Fath Al Bâri », se trouvent des commentaires de cheikh Ibn Bâz et d’autres. Les savants ont montré les erreurs commises par Ibn Hajar ou par d’autres savants, comme An Nawawi.

Par contre, concernant Al Ghazâli, Al Qardâwi et d’autres, la communauté a été éprouvée par ces gens et par conséquent, leurs fautes sont plus lourdes. La situation exige donc que l’on leur réplique par la manière forte.

Quant aux fautes de Ibn Hajar et de An Nawawi dans leurs livres, seul les étudiants s’en aperçoivent. Quant à ceux là, l’élite et la masse des gens en sont éprouvées…


Cheikh Salih Al Cheikh


Premièrement, la comparaison donnée par cette personne est une preuve de son ignorance. Comment peut on comparer Ibn Hajar et An Nawawi à des gens comme At Tourâbi, Al Ghazâli et Al Qardâwi. Aucune comparaison possible. Ceux- là aiment la Sounna et l’expliquent. Leurs fautes d’interprétation sont minimes par rapport à ce qu’ils ont expliqué de l’Islam. Jusqu’à présent les gens de science ne cessent de profiter de leurs paroles ; plus encore, ils ne cessent de comprendre les textes du Coran et de la Sounna à l’aide de leurs explications car ils étaient réellement des gens de science.

Quant à ces contemporains, At Tourâbi, Al Ghazâli, Al Qardâwi, At Talmalsâni et leurs semblables, ce sont des chefs qui ont appelé les gens à ne pas s’accrocher à la Sounna et qui ont appelé à la rejeter. Il y a donc une différence entre celui qui se trompe, qui s’écarte de la vérité, dans un point, ou dans une branche de l’Islam, dans une affaire de croyance ou deux, et entre celui qui va à l’encontre de la base de l’Islam. Ces derniers ne donnent aucune valeur au Tawhid. Les partisans de l’unicité ont subi de leurs parts les plus grands préjudices.


Prenez At Tourâbi : il voit qu’il faut renouveler les fondements de l’Islam et de la Jurisprudence, qu’il faut instaurer de nouveaux fondements de Jurisprudence convenant à notre époque pour comprendre le Coran et la Sounna.


Al Ghazâli rejette la Sounna quand elle va à l’encontre de sa raison et sa compréhension.

Al Qardâwi est sur la même voie.

At Talmalsâni ne connaît pas l’unicité de l’adoration ni la Sounna…


Ceci n’est pas étonnant car tous sortent de l’école des Frères Musulmans. Cette école est connue pour ces fondements et ses méthodologies. Il n’est donc pas étonnant qu’elle forme de telles personnes à l’avenir…


Par conséquent, les réprouver eux et leurs fautes est une obligation car ils égarent les gens au nom du prêche, et les jeunes les magnifient sous prétexte qu’ils sont des prêcheurs de l’Islam.


Quant à Ibn Hajar et An Nawawi, nous n’avons jamais entendu quelqu’un défendre une de leurs fautes touchant à la croyance sous prétexte que Ibn Hajar a dit ou que An Nawawi a dit. Seulement, leurs fautes ont eut lieu à leurs époques et le profit que les gens ont tiré de leurs sciences abondantes et leurs compréhensions éclairées est resté.


Il n’est donc pas permis de comparer ceux-ci avec ceux-là.(41)

En conclusion (42)
1/ Vous avez pu voir que Sayid Qoutb a commis de grosses et nombreuses innovations: celles que nous avons rapporté dans notre livre sont au nombre de 17. En sachant qu’il y en a d’autres dans ses livres, surtout dans « Sous les ombrages du Coran ».

2/ Sayid Qoutb n’a pas commis ces innovations par ignorance. Bien au contraire, il indiquait les divergences entre Ahl As Sounna et Ahl Al Bida’ parmi les Jahmia et les Mou’tazila après s’être rallié à Ahl Al Bida’. Ensuite, il attachait peu d’importance à ces divergences après avoir clairement choisi ce ralliement, et cela pour des raisons politiques.


3/ Sayid n’est pas revenu sur ses grosses et nombreuses innovations. Nous avons démontré qu’il persistait sur les erreurs contenues son livre « Al ‘Adalat al ijtima’ia », cela après que le cheikh Mahmoud Shakir ai informé Qoutb des dénigrement de ce dernier contre le calife bien guidé Outhman et ses frères parmi les Sahaba. Malgré cela, il a persisté sur ces dénigrements.

et il est resté le superviseur de l’édition de son livre jusqu’à peu avant sa mort. Plus encore, il y a ajouté un autre sujet : sa qualification des sociétés islamiques comme étant des sociétés antéislamiques.
S’il s’était repenti d’un seul de ses égarements, il se serait repenti de ses dénigrements contre les compagnons du Messager d’Allâh r , au moins pour ménager la sensibilité des musulmans qui trouvent cette chose abominable, qu’ils soient sounni ou innovateurs.
Tout cela prouve que ceux qui prétendent que Sayid s’est repenti de telle et telle chose et qu’il ignorait telle et telle chose n’ont aucune preuve.
Au contraire, les agissements de Sayid, le fait qu’il cite ses pensées d’un livre à un autre, et l’ invitation dans ses derniers livres à se référer à ses anciens livres, tout cela appuie son obstination à poursuivre son chemin et sa constance sur sa voie.

De plus, si nous prenions en compte ces allégations , nous ne pourrions condamner aucun membre des sectes égarées pour ce qu’il a écrit dans ses livres comme innovations et égarements. En effet, on pourrait très facilement dire au sujet de n’importe quel innovateur : « il s’est repenti ». Et cela ouvre des portes vers le mal que seul Allâh connaît.
Revenir sur ses fautes ne se réalise que par le repentir sincère, le regret clair, le désaveu manifeste, l’explication écrite, déclarée et annulative , en ôtant dans les livres tout ce qu’il existe comme égarement. Mais rien de cela n’a été fait. Donc ces allégations tombent en pièce.

Wal hamdou lillah

Compilé et Traduit par Equipe Alminhadj.fr
 
Notes

1) Pour plus de détails à ce sujet, lisez l’article de cheikh Rabi' Al Madkhali, qu’Allâh le préserve « Yanbou’ Al Fitan… » (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=32&gid)
2) Voir « Adhoua Islamia ‘Ala ‘Aquida Sayid Qoutb Wa Fikrihi » de Cheikh Rabi'(http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)
3) At Tassouir Al Fanni Fil Qour-an, page 200-204
4) Cours de cheikh Ibn Bâz chez lui à Ryad en 1413/ Tasjilat Minhaj As Sounna à Ryad
5) (Hadith 3153)Voir le hadith (http://hadith.al-islam.com/Display/Display.asp?Doc=0&Rec=5253)
6) Adhoua Islamia ‘Ala ‘Aquida Sayid Qoutb Wa Fikrihi (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)
7) Al ‘Adala al Ijtima’ia page 206
8) C’est-à-dire un creux entre le califat de ‘Oumar et de Abou Bakr et celui de ‘Ali, qu’Allâh les agrée
9) La revue « Al Mouslimoun » numéro 3/ année 1371
10) Par l’intermédiaire de fourqane.com/auteur du post : Abou Nawfal (http://www.fourqane.com/forum/viewtopic.php?t=1207&highlight=adhdhillal)
11) Le moudd est une unité de mesure
12) (Boukhari n° 3397 ) voir le hadith (http://hadith.al-islam.com/Display/Display.asp?Doc=0&Rec=5553)
13) Al ’Adala al Ijtima’ia page 182/ 12ème édition
14) La Hakimia : l’application du jugement d’Allâh sur terre
15) Explication de Kashf As Shoubouhate (http://www.sahab.net/forums/showthread.php?t=331377)
16) ici: (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)
17) Sous les ombrages du Coran 4/1846
18) ici (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)
19) Ma’alim fit tariq
20) voir ce timbre (http://www.9m.com/upload/13-01-2007/0.6919601168721377.jpg)
21) ici (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)
22) Wahdatoul Woujoud : l’unité de l’existence, croire que Allâh et ses créatures font un.
23) Al Houloul : croire qu’Allâh a pris place dans ses créatures
24) « Sous les ombrages du Coran » (6/4002)
25) Revue Ad Da’wa numéro 1591 à la date du 9/1/1418
26) adh-dhillal (1/38),
27) adh-dhillal (5/2719)
28) adh-dhillal (5/3006)
29) Par l’intermédiaire de fourqane.com/auteur du post : Abou Nawfal( http://www.fourqane.com/forum/viewtopic.php?t=1207&highlight=adhdhillal)
30) Al Mawrid Al ‘Adhb Az Zoulal page 180
31) (« Sous les ombrages du Coran » 4/2328, 6/3408)
32) l’élévation d’Allâh sur Son Trône
33) Cours de cheikh Ibn Bâz chez lui à Ryad en 1413/ Tasjilat Minhaj As Sounna à Ryad
34) ici (http://www.sahab.net/sahab/showthread.php?s=
48ce6ff0692278434a828d8dcbae700f&threadid=325894)
35) Rapporté par Al Boukhari ici
36) faire les choses exclusivement pour Allâh
37) faire les choses comme le Messager r les a faite.
38) Le fait d’être un martyr
39) Fatawa de cheikh Al Outhaymin 1/199
40) Manière de dire qu’une information n’est pas sûre, comme « on dit que ou on raconte que » [voir Sayid Qoutb de la naissance au martyre].
41) écouter les réponses (À la 16è min environ) (http://www.box.net/public/oyodqvitp9)
42) Tirée du livre de cheikh Rabi' Al Madkhali (http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=1&gid)





Traduction partielle de la fameuse cassette de Cheikh Al-Albânî, qu’Allah lui fasse miséricorde : "Man hua al kâfir wa man hua al mubtadi’" (Qui est à considérer comme mécréant et qui comme innovateur). Le texte est effectivement long mais très riche d’enseignements. Il apporte un éclaircissement non négligeable sur la définition du mécréant et de l’innovateur, définition galvaudée par beaucoup de nos frères et soeurs, sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde et Allah est Le Détenteur du succès :

Un frère : « Que pensez-vous de ceux qui affirment que l’on ne doit pas implorer la miséricorde en faveur de ceux qui ont contredit les anciens (As-Salafs) sur le plan du dogme (Al ‘Aqîda) tels que : An-Nawawi, Ibn Hajar, Ibn Hazam , Ibn Al Jawzi et parmi les contemporains : Sayyid Qutb, Hassan Al Banna, sachant que vous êtes au fait de ce que contiennent les deux ouvrages écrits respectivement par ces derniers, à savoir : « Les mémoires de la prédication et du prédicateur » et « A l’ombre du Coran » ?

Sheikh Al Albâni : « Nous concevons que l’imploration de La Miséricorde d’Allah est autorisée en faveur de tout musulman et interdite lorsqu’il s’agit d’un mécréant. Dès lors, la réponse à cette question découle de la position que l’on adopte à ce niveau. Ainsi, celui qui considère que les personnes dont les noms viennent d’être cités (ou qui sont dans le même cas) sont musulmanes, soutiendra qu’il est permis d’implorer la miséricorde et le pardon d’Allah en leur faveur. Par contre, ceux qui jugent que ces mêmes personnes n’ont pas le statut de musulmans ne légitimeront pas cela en raison de l’interdiction qui y est liée pour ce qui est des mécréants. Voilà donc la réponse à la question qui a été posée. »

Un frère : « Certes, mais ils affirment que les anciens se caractérisaient entre autre par le fait qu’ils n’imploraient pas la miséricorde en faveur des innovateurs. Par conséquent, ils considèrent que les personnes citées dans la question ont ce statut et, de ce point de vue, s’abstiennent de l’implorer les concernant. »

Sheikh Al Albâni : « Nous venons de dire que l’expression de la miséricorde est autorisée pour tout musulman et interdite en ce qui concerne le mécréant. Ce propos est-il ou non fondé ? »

Un frère : « Il l’est, certes. »

Sheikh Al Albâni : « Si un tel propos est fondé, la seconde question n’a pas lieu d’être. Sinon, le débat est alors ouvert... N’a-t-on pas accompli sur ces personnes, que certains taxent d’innovation, la prière funéraire (Salât Al Janâza) ? Or, nous savons, et cela participe des conceptions que les anciens (As Salaf) ont léguées à ceux qui les ont succédés (Al Khalaf), qu’il est légitime de prier derrière tout musulman, qu’il soit vertueux ou pervers, et d’accomplir sur lui l’office funéraire ; cela ne s’appliquant pas pour le mécréant.

Dès lors, intéressons-nous aux personnes autour desquelles tourne la seconde question et que l’on a considérées comme étant des innovateurs ; A-t-on ou non accompli la prière du mort sur eux ? [...] Je n’entre jamais dans un débat à moins d’y être contraint. Si donc la réponse est : « oui », l’analyse de la seconde question devient inutile. Sinon, il y a lieu de l’examiner. »...............


http://sounna.com/article.php3?id_article=102





REFUTER LES ERREURS DE SAYYID QUTB, HASSAN AL-BANNA


Question : quel est votre avis concernant ceux qui réfutent les erreurs de certains livres de Sayyid Qutb , Hassan Al-Banna, Mustafa As-Sibaa'i et d'autres qui font des erreurs affectant la 'aqidah de chaque musulman ; et d'autres qui disent il n'est pas permis de réfuter leurs erreurs à partir du moment où ils sont moujtahidoon (les qualifiant de faire un ijtihad- éffort de raisonnement). Donc quel est votre avis à l'égard de ceux qui disent ce genre de chose ?


Qu'ALLAH vous récompense.





Réponse : en réalité, il est certain que ces gens ont des grandes erreurs de 'aqida, et ce qui est obligatoire pour le musulman, et surtout, obligatoire pour les gens de science est de clarifier la vérité. Quant aux gens de science qui garderaient le silence sur les mensonges de certains jusqu'à ce qu'ils soient largement diffusés, ceci n'est pas permis, jamais ! Plutôt, quiconque les réfute (ces gens et leurs erreurs), est alors considéré comme un moujahid dans le sentier d'ALLAH.





Sheykh Ahmad An-Najmee


Al-fataawa al-jaliyyah 'anil manaahij ada'wiyyah, page 31, question n°41.

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Ali 19/10/2016 05:49

Merci je suis definituvement grace à vous et vos pseudo refutations que je suis du coté du martyr sayyid Qotb contre tius ces "savants" du palais !