Mardi 1 janvier 2 01 /01 /Jan 18:54
Audio français de Abou Hâmmad al-Hayiti (al-Minhadj)


Le soufisme dans la balance soufi.jpg
du Coran et de la sunna.

Par Mohammed ibn Jamil Zaynou



Le soufisme est répandu dans le monde islamique. Les gens, à son égard, sont divisés en deux parties: la première l'approuve tandis que l'autre le désapprouve. A quelle partie le vrai musulman doit adhérer? Avec ses partisans doit-il se placer et marcher, ou avec ses opposants en s'en éloignant? Pour mettre fin à sa tergiversation on lui conseille de se référer au Coran et à la sunna pour choisir sa place en obtempérant aux ordres divins:
«En cas de désaccord, remettez-vous-en à Allah et à Son Prophète» (Qur'an 4,55)
Du temps du Messager d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) et de ses compagnons, on n'a jamais entendu parler du soufisme. Plus tard un groupe d'ascètes portèrent les habits de laine d'ou le dérivé de leur nom (car en arabe le mot laine se sit : « as-souf ») ou comme d'autres ont avancé qu'il vient du mot du mot «sophia» qui signifie «la sagesse». Que ce soit l'un ou l'autre, cette nouvelle secte a causé la division des musulmans.
Il se peut que le nouveau soufisme diffère de l'ancien du fait du nombre d'innovations qui furent répandues. Le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) nous a mis en garde contre cela en disant: «Gardez-vous des pratiques nouvelles apportées à la religion, car toute pratique nouvelle est une innovation et toute innovation est un égarement» (Rapporté par Tirmidzi). Mais il faut quand même mettre les enseignements du soufisme dans la balance pour bien connaître ses buts:

1 - Le soufisme comporte actuellement plusieurs groupes, à savoir: Al-Tijania, Al Qadryia, Al-Naqchabandia, Al-Chazlia, Al-Rifa'yia et autre, dont chacun prétend être dans le vrai et les autres dans l'erreur, alors que l'Islam interdit la désunion. Allah a dit à ce propos: «Revenez repentants vers Lui ; craignez-Le, accomplissez la salate et ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant de ce qu'il détenait. » (Qur'an 30, 31-32).

2 - Les soufis invoquent d'autres qu'Allah, pris parmi les Prophètes et les walis vivants ou morts quand ils dirent par exemple: «O Jilani, ôRifa'i, ô Envoyé d'Allah aide-nous, ô Envoyé d'Allah nous nous fions à toi». Allah interdit un tel comportement et ordonne de n'invoquer que Lui:
«N'invoque pas, en dehors d'Allah ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes. » Qur'an 10, 106 Et le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a dit: «L'invocation, c'est l'adoration».
L'invocation est tout comme la prière qui ne doit être adressée qu'à Allah même si celui qu'on invoque est un Prophète. Et ceci constitue un polythéisme qui anéantit les bonnes actions et jette l'auteur au Feu pour l'éternité.

3 - Les soufis croient qu'Allah conféré certains pouvoirs à des «Substituts» (Abdales), à des magnats ou à des walis pour expédier les affaires, oubliant qu'il a, en parlant des idolâtres, posé la question et répondu à leur place: «Dis : « Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l'ouie te la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? » Ils diront : « Allah »...» Qur'an 10, 31
Et, en plus, ils demandent un refuge auprès d'un autre qu'Allah quand ils sont accablés de calamités. Allah n'a-t-Il pas dit : « Et si Allah fait qu'un malheur te touche, nul autre que Lui ne peut l'enlever. Et s'il fait qu'un bonheur te touche … C'est qu'Il est omnipotent.» Qur'an 6, 17
Et en parlant des idolâtres du temps de l'ignorance, Il a dit : « Et tout ce que vous avez comme bienfaits provient d'Allah. Puis quand le malheur vous touche, c'est Lui que vous implorez à haute voix. » Qur'an 16, 53

4 - Les soufis croient à l'unité de «l'existence», en d'autres termes, ils ne considèrent pas que dans cet univers il y a un créateur et des créatures, tout être est créature et tout créateur est Dieu. Leur chef Ibn Arabi qui est enterré à Damas a composé ces vers :
Le serviteur est Seigneur, et le Seigneur est serviteur
Que je désire connaître qui est le redevable
Si je dis: c'est le serviteur, ce sera la vérité
Et si je dis le Seigneur, pourquoi devrai-j redevable.

5 - Le soufisme exhorte à l'ascétisme en ce monde en négligeant ses biens et le Jihad – la lutte dans le sentier de Dieu-, alors qu'Allah a dit : «Et recherche à travers ce qu'Allah t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. » Qur'an 28, 77, et Il a dit aussi «Préparez pour lutter contre eux, tout ce que vous pouvez comme forces...» Qur'an 8, 60

6 - Les soufis appellent les autres à conférer une place à leurs cheikhs (leurs maîtres) et demandent d'imaginer ces maîtres devant en invoquant Allah,
même dans leurs prières. J'ai vu (raconte l'auteur) un de mes proches mettre le portrait de son maître devant lui en priant, du moment que le Messager de Dieu (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a dit: «L'excellence (l'Ihsan) consiste à adorer Allah comme si tu le vois, si tu ne le vois pas Lui te voit.» (Une partie d'un long hadith rapporté par Mouslim).

7 - Les soufis prétendent que l'adoration d'Allah n'a pas pour but la crainte du Feu ou l'aspiration au Paradis. A ces fins ils prennent pour argument ces paroles de Râbi'a al-'Adawyia: «Grand Allah, si je T'adore par crainte de Ton feu, précipites- y moi, et si je T'adore pour aspirer à Ton paradis prives-en moi». J'ai entendu également un de leurs maîtres Abdul Ghani Nabulsi dire: «Celui qui adore Allah par crainte de Son feu, aura adoré le feu, et celui qui l'adore pour chercher Son paradis, aura adoré une idole. »
Ils ont oublié qu'Allah a fait l'éloge de Ses prophètes qui L'invoquaient pour obtenir Son Paradis et les préserver contre l'Enfer. Il a dit: «Ils concourraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte…» Qur'an 21, 90
Et Il a ordonné à Son Prophète de dire: «Dis: « Je crains, si je désobéis à mon seigneur, le châtiment d'un jour redoutable.» Qur'an 6, 15

8 - Les soufis tolèrent la danse, le jeu au tambourin et l'invocation à haute voix alors qu'Allah a dit: «Les vrais croyants sont ceux dont coeurs frémissent lorsqu'on mentionne Allah…» Qur'an 8, 2
Puis, on les entend répéter inlassablement le mot «Allah» tant qu'à la fin il ne disent plus que «Ah». Le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) n'a-t-il pas dit: « La meilleure formule de la mention d'Allah, est de dire : «Il n'y a de dieu qu'Allah». »
Elever la voix en mentionnant Allah et en L'invoquant est une façon qui contredit Sa parole : « Invoquez votre seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Il n'aime pas les transgresseurs.» Qur'an 7, 55
En entendant ses compagnons hausser la voix en implorant Allah, le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) leur dit: «O hommes ! Ayez pitié de vous-mêmes, vous n 'invoquez ni un sourd ni un absent, mais vous invoquez Allah qui écoute, qui est proche et qui est avec vous.» Rapporté par Mouslim
-Les soufis mentionnent souvent le vin et l'ivresse. Un de leurs poètes ibn Al-Fared a dit:
En mentionnant notre bien-aimé, nous avons bu du vin
Nous en sommes enivrés avant même que les vignes soient créées.
Ces gens-là n'ont-ils pas honte de mentionner le vin alors qu'ils se trouvent dans une maison (mosquée) qui n'est bâtie que pour ne mentionner Allah ? Ont-ils oublié qu'Allah a dit: «O les croyants ! Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées, les flèches divinatoires ne sont qu'une abomination, ½uvre du diable. Ecartez-vous en afin que vous réussissiez. » Qur'an 5, 90

10 - Les soufis courtisent les noms des femmes et des garçons dans leur assemblée pour mentionner et invoquer Dieu. Ils répètent souvent les mots de: l'amour, la passion, le désir, Laîla, Sou'ad et autres, c'est comme s'ils se trouvent dans des cercles de divertissement ou on danse, boit du vin, applaudit et crie à haute voix. Tout cela ne forme que des traditions héritées des idolâtres citées dans ce verset: «Et leur prière, auprès de la maison, n'est que sifflements et battements de mains…» Qur'an 8, 35

11 - Les soufis utilisent le tambourin en invoquant Allah alors qu'il est un outil de Satan. On rapporte à ce propos qu'Abou Bakr entra chez sa fille 'Aïcha (Qu'Allah les agrée) et trouva chez elle deux servante qui jouaient du tambourin. Il s'écria deux fois: «Un outil de Satan dans la maison du messager d'Allah ? » Le Messager de Dieu (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) qui était présent lu répondit: «Laisse-les ô Abou Bakr c'est un jour de fête» (Rapporté par Boukhari).
Le Messager d'Allah (Qu'Allah lui accord Sa grâce et Sa paix) n'a approuvé cela que parce que c'était un jour où l'on permet aux femmes de le faire, mais ses compagnons et les suivants n'ont jamais utilisé le tambour pour la mention et l'invocation d'Allah. Ce n'est qu'une innovation des soufis contre laquelle le Prophète (Qu'Allah lui accorde grâce et Sa paix) avait mis les hommes en garde, en leur disant: «Celui qui introduit dans notre tradition une innovation les verra rejetées. » (Rapporté par Mouslim)

12 - Certains soufis se frappent les joues avec une tige de fer en s'écriant: «O grand père!» et les démons accourent vers eux pour les aider car ils ont demandé l'aide d'un autre que Dieu. La preuve en est ce verset: «Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Tout Miséricordieux nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable.» Qur'an 43, 36 Les ignorants croient que ce qu'a fait ce soufi est du à un certain privilège qu'Allah lui a octroyé, même si l'auteur peut être un pervers qui néglige les prières. Comment peut-on considérer son action comme un privilège alors qu'il n'a sollicité l'aide que d'un autre qu'Allah? Son comportement n'est autre qu'une conduite progressive vers l'égarement qu'il a choisi pour lui-même. Allah a dit: «Dis: Celui qui est dans l'égarement, que le Tout Miséricordieux prolonge sa vie pour un certain temps, jusqu'à ce qu'ils voient le châtiment, soit l'Heure dont ils sont menacés… » Qur'an 19, 75

13 - Les soufis suivent plusieurs chemins alors que l'islam n'en a qu'un seul, et la preuve en est ce hadith rapporté par Ibn Mas'oud qu'Allah l'agrée) qui a dit: «L'Envoyé de Dieu (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) nous traça sur le sol une ligne avec sa main et dit: «C'est le chemin d'Allah qui est droit». Puis il traça d'autres lignes à droite et gauche et poursuivit: «Au bout de chacun de ces chemins se trouve un démon qui en appelle le hommes à le suivre). Il récita ensuite: «Et Voilà Mon Chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.» Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. » Quran 6, 153, Hadith rapporté par Ahmad et Nassa'i.

14 - Les soufis prétendent connaître l'invisible et le mystère, et le Coran les dément: «Dis: « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connait l'inconnaissable à part Allah… » Qur'an 27, 65.

15 - - Les soufis prétendent qu'Allah a créé Mouhammed de Sa lumière, et de cette lumière Il a créé toutes les choses. Le Qur'an les traite de menteurs car Allah a ordonné à Son Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) de répondre aux hommes: «Dis: Je suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! » Qur'an 18, 110.
Et en parlant de la création d'Adam (sur lui le salut), Allah a dit: «Quand Ton seigneur dit aux anges : « Je vais créer d'argile un être humain.» Qur'an 38, 71.

16 - Les soufis présument qu'Allah n'a créé le bas monde que pour Mouhammed, et le Qur'an leur répond: «Je n'ai créé les génies et les hommes que pour qu'ils M'adorent.» Qur'an 54, 56.
Et Allah, en s'adressant à Son Messager(Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), lui dit: «Et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude (la mort).» Qur'an 16, 99.

17 - Les soufis prétendent qu'on peut voir Allah dans le bas monde. Le Qur'an réfute catégoriquement leur présomption quand il cite Moussa qui demanda à Son Seigneur de Le voir et ce qu'en fut la réponse: «…Il dit : « O mon Seigneur montre-Toi à moi que je Te voie ! » Il dit : « Tu ne Me verras pas… » Qur'an 7, 143.
A1-Ghazali, dans son ouvrage: «Ihia 'Ouloumaddine) a raconté cette histoire: «Un jour, Abou Tourab dit à un ami: «Ah si tu vois Abou Yazid », et l'autre de répliquer: «Il y a autre chose qui m'occupe. J'ai vu Allah le Très Haut et sa vue m'a suffie d'Abou Yazid». Abou Tourab s'exclama : «Tu t'enorgueillis d'avoir vu Allah (à Lui la puissance et la gloire)! Si tu avais vu alors Yazid (A1-Bostani) une seule fois, ce serait plus bénéfique pour toi que de voir Allah soixante-dix fois». Puis Al-Ghazali de dire: «Ce genre de révélation il n'incombe pas au croyant de la renier».
Quant à moi (a dit l'auteur) je réponds à Al Ghazali: Mais tout fidèle doit la renier parce qu'elle n'est qu'un mensonge et une incrédulité qui contredisent le Coran, la sunna et la raison.

18 - Les soufis affirment que la vue de l'Envoyé d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) en ce monde et en état d'éveil est toujours possible, alors que le Qur'an les dément: « ... Derrière eux, cependant, il y a une barrière, jusqu'au jour où ils seront ressuscités» Qur'an 23, 100.
Nul parmi les compagnons du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a prétendu le voir en état d'éveil bien qu'ils équivaillent, en mérite, mieux que ces soufis.

19 - Les soufis prétendent qu'ils puisent leur savoir directement d'Allah sans l'intermédiaire du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix). Ils disent par exemple: «Mon coeur me rapporte d'après mon Seigneur». Et Ibn 'Arabi, un de leurs maîtres, a déclaré: «Il en est parmi nous qui reçoit les enseignements du Messager d'Allah(Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), ou grâce à sa jurisprudence et qui l'authentifie, et d'autres qui les reçoivent directement d'Allah et ainsi ils sont ses auxiliaires sur terre».
Toutes ces présomptions sont à rejeter car elles sont erronées et contredisent le Qur'an qui affirme qu'Allah n'a envoyé Mouhammed (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) que pour transmettre aux hommes Ses ordres. Allah lui dit: «O Messager ! Transmets ce qu'i t'a été descendu de la part de ton Seigneur… » Qur'an 5 ; 67.
C'est un grand mensonge qu'un homme prétende qu'il puise son savoir de Directement d'Allah. D'autant plus, l'homme ne saurait être un auxiliaire - ou un successeur- d'Allah sur terre, car Allah n'est pas absent pour qu'un mortel L'y remplace. C'est bien Allah qui est notre successeur quand nous voyageons et laissons derrière nous 1es biens et les familles.

20 - Les soufis célèbrent le Mawlid (l'anniversaire du Prophète) et les assemblées où i1s implorent la grâce de Dieu et Ses bénédictions sur le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), mais en enfreignant ses enseignements à ne plus élever la voix lors de ces invocations et de leurs chants et poésies.
Je les ai entendus une fois faire l'éloge du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) en disant:
Ton secours, ô toi qui jouis de la plus grande dignité
Toi qui répands la lumière sur les visages
O Envoyé d'Allah, dissipe nos angoisses et tristesses
Aucune détresse ne te voit sans te fuir.
A ceux-là je m'adresse: Y a-t-il un autre qu'Allah à qui on se confie et qui dissipe seul toute angoisse?

21 - Les soufis se rendent souvent aux cimetières pour demander la bénédiction de leurs habitants en faisant de circuits tout autour des tombes ou pour présenter des offrandes. L'Envoyé d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) n'a-t-il pas dit: «On ne sangle les montures que pour se diriger vers ces trois mosquées: La Maison sacrée, ma mosquée que voici et Al-Aqsa (à Jérusalem). » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

22 - Les soufis prennent parti pour leurs cheikhs (maîtres) même s'il y a là une contradiction avec les dires divins: «O vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient.» Qur'an 49, 1
Et le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a fait savoir aux hommes qu'on ne doit jamais obéir à quelqu'un en désobéissant à Allah. L'obéissance consiste à faire tout acte de bien.

23 - Les soufis utilisent les talismans, les lettres et les nombres pour consulter le sort, ainsi que les amulettes, les incantations et autres. Pourquoi, par exemple, demandent-ils les noms de deux conjoints pour cette consultation et délaissent la prière consacrée à cette fin que l'Envoyé d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) enseignait aux hommes comme elle est rapportée par Boukhari, tout comme il leur enseignait une des sourates du Coran.
Il a dit: «Lorsque l'un d'entre vous médite à faire une chose, qu'il fasse une prière de deux rak'ats en dehors des prières prescrites, et qu'il dise:Grand Allah, je Te demande de m'inspirer par Ta science, je Te demande de m'accorder un pouvoir de Ton pouvoir, je Te demande Ta grâce incommensurable, car Tu peux tout et je ne puis rien. Tu connais les mystères incommunicables... » (Salat Istikhara) Une partie du hadith rapporté par Boukhari.

24 - Les soufis n'observent pas les cinq prières que faisait le Messager d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), mais ils en inventent d'autres ce qui est un polythéisme manifeste. J'ai trouvé dans un livre qui parle des prières et écrit par un cheikh libanais le paragraphe suivant: Grand Allah, prie pour Mouhammed jusqu'a ce que Tu fasses de lui l'unique qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose». Or ces deux qualités n'appartiennent qu'à Allah seul.

25 - Considère, ô cher lecteur, combien les soufis se sont éloignés de l'Islam après avoir montré leur dogme et leurs pratiques. L'homme raisonnable renie, certes, ces innovations et ces actes réprouvés qui mènent vers l'incrédulité.
Grand Allah, montre-nous la vérité comme telle et fais que nous la suivions. Montre-nous l'erreur comme telle et fais que nous l'évitions et nous la détestions. Grand Allah, prie pour notre Prophète et pour sa famille et accorde-leur le salut.

Des propos choisis des soufis:

Nombre d'hommes croient que le soufisme fait partie de l'Islam, et que parmi les soufis il y des hommes vertueux. Je vais te raconter quelques-uns de leurs propos afin que tu constates par toi-même qu'ils sont loin de l'islam et des enseignements du Qur'an.
1 - Le cheikh Mouhieddin Ben 'Arabi, un de leurs maîtres remarquables, a écrit dans son livre
Al-Foutouhate Al-Makya» ce qui suit:
«Il se peut qu'un hadith soit authentique et rapporté par des gens qui sont dignes de confiance. Mais il arrive à une personne - d'entre nous - favorisée par une certaine révélation de demander au Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) de renier catégoriquement ce hadith et lui répond: «Je ne l'ai jamais proféré ni l'ai admis», alors cette personne connaît la faiblesse du hadith et le délaisse en s'appuyant sur une preuve irréfutable envoyée par son seigneur, même si ceux qui l'ont mis en application à ce moment ont prouvé son authenticité (du hadith)».
Y a-t-il des propos qui soient plus graves et qui dénigrent les hadiths jugés authentiques et rapportés par des 'ulémas dignes de confiance tels que Boukhari, Mouslim et autres (qu'Allah leur fasse miséricorde)?
2 - A propos des autres religions, Ibn 'Arabi a composé les vers suivants:
Avant ce jour-là je m'éloignais de mon ami
Si sa religion n 'était pas proche de la mienne
Mon coeur est devenu prêt d adopter tout état
Un pâturage pour les gazelles ou un couvent des moines
Une maison pour les idoles et une Ka'ba pour un pèlerin
Des tablettes d'une Torah et des feuilles d'un Coran.
Mais le Coran lui répond fermement: «Et quiconque désire une autre religion que l'Islam, ne sera point agréé et sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. » Qur'an 3, 85.
3 - Ibn 'Arabi croit qu'Allah est créé tout comme Il est créateur et chacun d'eux adore l'autre. Il a dit:
Je Le loue et Il me loue
Je l'adore comme Il m'adore.
4 - Lorsque l'homme cohabite avec sa femme c'est comme s'il cohabitait avec la vérité.
5 - An-Naboulsi a interprété ces propos et dit: « I1 épouse la Vérité».
6 - En s'adressant à Allah, Abou Yazid Al *Bostani a dit: «Orne-moi jusqu'à Ton unité de sorte que lorsque Tes créatures me voient, elles diront: « Nous T'avons vu». Et en parlant de sa personne, il a dit: «Gloire à moi! Gloire à moi! Combien je suis important ! Le Paradis n'est qu'un jeu d'enfants».
7 - Jalil Ed-dine Al-Roumi disait: «Etant musulman je suis aussi un chrétien, brahmanien, un zoroastrien, je n'ai qu'un seul oratoire... une mosquée, ou une église ou une maison d'idoles».
8 - Ibn Al-Fared a dit: «Allah s'est révélé à Qays en empruntant les traits de Layla, à Kothayr comme Izza et à Jamil comme Bothayna (des amants connus dans le monde arabe) dans sa célèbre poésie qui parle de son repentir. Il déclare que ce sont les révélations de la Vérité.
9 - On demanda à Rabi'a Al-'Adawiya : «Détestes-tu le démon?» Elle répondit: «Mon amour pour Allah n'a laissé dans mon coeur de haine envers personne». En s'adressant à Allah, elle a dit: «Si Tu penses que je T'adore par crainte Ton Enfer brûles-y moi», alors qu'Allah nous a prévenu de l'Enfer quand Il a dit: «O vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un feu dont le combustible sera les gens et les pierres...» Qur'an 66 ; 6
A propos de Rabi'a, on a dit qu'elle était une danseuse ou une chanteuse, comment peut-on donc répéter ses paroles qui contredisent le Coran?
10 - Le cheikh Othman Borhani, un soufi contemporain qui vivait au Soudan (qui fut exécuté) a rédigé un livre et lui a donné comme titre: «La victoire des alliés du Miséricordieux sur les alliés du démon» (voulant désigner les Wahhabites et les frères musulmans).

Les comportements étranges des soufis

Nombre de soufis présument qu'Allah a confié à certains d'entre eux des privilèges. Mais ces privilèges ne sont que des balivernes, des égarements et une impiété comme je vais le montrer en reproduisant ce passage du livre : «At-Tabaqate A1-Koubra» de Cha'rani:
1- Il portait un turban fait de tissu léger et rayé à la façon des chrétiens. Sa boutique ne contenait que des immondices car là où il trouvait la charogne d'un chien ou d'un mouton, il les y apportait de sorte qu'on ne pouvait rester chez lui-même pas pour une minute à cause de cette odeur qui émanait de sa boutique. Une fois, en se rendant à la mosquée, il trouva un récipient où un chien avait bu, il utilisa cette eau pour faire ses ablutions puis il tomba dans un lieu où les ânes urinaient.
2 - Il n'avait pas honte d'avoir des rapports sexuels avec une femme, une bête ou même un garçon imberbe devant les gens.
3 - Il a rapporté que le cheikh Aboul-Fadl Al Sarsi vint auprès de ses compagnons un jour de vendredi qui lui demandèrent de leur faire un sermon (Khoutba). Il monta sur la chaire, loua Allah, Le glorifia et dit: «Ensuite, j'atteste que vous n'avez qu'un dieu qui est Iblis que Dieu le salue !» Les hommes s 'écrièrent d'emblée: «C'est une incrédulité!» Il descendit de la chaire en dégainant son sabre. Les hommes s'enfuirent. Puis il remonta sur la chaire et demeura ainsi jusqu'à la prière de l''asr. Personne n'osa entrer dans la mosquée. Un groupe d'hommes des villes proches vinrent auprès de lui. Il leur dit qu'il avait prononcé plus de trente prônes dans leurs villes et qu'il avait fait la prière en commun avec eux, alors qu'il n'avait pas quitté sa place»...

Le Jihad chez les soufis:

Les soufis n'ont parlé que rarement au sujet du Jihad - la lutte pour la cause d'Allah- car ils sont préoccupés dans le combat contre eux-mêmes (jihad an-nafs) comme ils prétendent. Ils se sont référés aux dires du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix): «Nous sommes revenus du Jihad mineur vers le Jihad majeur qu'est le combat contre l'âme». Mais nul rapporteur n'a raconté ce hadith. Ce qui est certain, d'après le Qur'an et la sunna, c'est que le Jihad est le combat contre les incrédules et que c'est la meilleure oeuvre pour se rapprocher d'Allah. Voilà certaines opinions des soufis au sujet du Jihad:
1 - Cha'rani a dit: Nous nous sommes engagés à ordonner â nos frères de se soumettre aux changements des temps quant à leurs revers et à leurs bonheurs sans éprouver aucun sentiment de mépris à l'égard de ceux qu'Allah a élevés en grades.
2 - Ibn 'Arabi a dit: Lorsque Allah accorde le pouvoir à un injuste sur un peuple, celui-ci ne devra pas le combattre, car ce n'est pour lui qu'un châtiment venant d'Allah.
3 - Ibn 'Arabi et Ibn Al-Fared, les deux grands maîtres soufis, ont vécu au temps des Croisades. Ni l'un ni l'autre n'a jamais participé à un combat ni appelé au Jihad, ni n'en a parlé dans ses poésies, ni ne s'est plaint des calamités qui avaient frappé les musulmans à cette époque. Ils disaient: Allah est témoin de tout cela. Que les musulmans laissent les chrétiens agir car ils n'incarnent que la nature même d'Allah.
4 - Al-Ghazali qui s'est retraité à cette époque tantôt dans des grottes à Damas, tantôt à Jérusalem n'a jamais parlé du Jihad dans ses ouvrages.
5 - L'auteur de l'ouvrage «L'histoire contemporaine des Arabes » a relaté que les soufis propagèrent les mythes et les innovations en insufflant l'âme défaitiste parmi les hommes, et les impérialistes les ont utilisés comme des espions.

QUESTIONS IMPORTANTES
Par Mouhammed ibn Jamil Zaynou

Que signifie la franc-maçonnerie?
C'est une société juive secrète appelée : «La force latente. Les juifs l'ont fondée, d'abord pour lutter contre le christianisme dans le but d'altérer leurs Evangiles, de corrompre leur croyance et de créer une dissidence entre les chrétiens. Avec l'avènement de l'Islam, les juifs se sont activés pour y faire face.
Le Judaïsme international subventionne la franc-*maçonnerie par tous les moyens disponibles en recrutant les hommes de science qui ont donné à cette société un aspect qui se conforme aux moeurs des peuples à toute époque et l'embellissent aux hommes pour répondre à leurs penchants.
Plusieurs aveux ont été avancés par ceux qui y ont adhérés et qui confirment qu'elle n'a été fondée que pour servir les buts maléfiques des juifs et faciliter la domination des raisons des chefs et gouverneurs, et détruire leurs âmes en les réduisant ainsi à des esclaves. La franc-maçonnerie avait sans doute ses effets sur la plupart des chefs tant à l'est qu'à l'ouest et elle avait même ses accès aux Palais royaux.
Les hommes chargés de cette théorie destructive sont vraiment habiles dans leur métier car s'ils ressentent qu'un poste ou un de leurs bureaux est connu comme tel, ils ne tardent pas à le fermer pour établir à sa place une autre société qui porte un autre nom mais, au fond, elle n'a pour but que de répandre les mêmes principes et toujours au service des juifs.
Dans leur congrès tenu en 1900 à Paris, les francs-maçons ont décidé d'appeler à aider à la formation des républiques laïques qui seront le noyau d'une fédération maçonnique.
Au fil des jours, ils ont réalisé les buts suivants :
L'altération et la modification des Livres divins, la dissidence des communautés et des sociétés et l'embrasement des guerres entres les peuples et les nations. Au début de l'ère islamique on note les événements suivants:
- Un complot pour tuer 'Omar iben Al-*Khattab
- Forger des mensonges sur le compte de 'Uthman ibn 'Affan et ses auxiliaires.
- La falsification des lettres et le changement de la réalité qui aidèrent au massacre de 'Uthman.
- Le détournement des esprits de quelques musulmans au point de créer une secte égarée : les Khawarijs.
- La formation d'autres sectes tels que les Jahmia, Mou'tazila, Quadria et autres.
- Leurs mensonges sur les Omayyades et l'entraide avec les non-arabes pour les renverser et l'apparition du Moukhtar imposteur.
- Les croisades.
- L'attitude de l'Islam vis-à vis du soufisme.
- Le soufisme n'existait pas du temps d Messager d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) et de ses compagnons. Mais il fit son apparition à la suite de la traduction des ouvrages grecques. Le mot arabe « soufiya » est tiré du mot grec « (philo)sophie» qui signifie la sagesse. D'autres ont avancé qu'il dérive du mot « souf » qui signifie la laine parce que les soufis portaient des vêtements fabriqués avec cette matière.
Le soufisme contredit l'Islam dans plusieurs choses:
A -L'invocation des morts en dehors d'Allah, qui renferme un polythéisme qui rend les oeuvres vaines. Allah a dit: «Et n'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes» Qur'an 10, 106
Il a dit aussi : «… Si tu donnes des associés à Allah, ton ½uvre sera vaine et tu seras certainement du nombre des perdants. » Qur'an 39, 65
Le Messager d'Allah (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a dit: «Celui qui meurt en invoquant un autre en dehors d'Allah, le prenant pour égal, entrera en Enfer» (Rapporté par Boukhari)
B - La plupart des soufis croient qu'Allah se trouve en personne dans tous les lieux contredisant les dires divins:
«Le Miséricordieux S'est établi Istawa sur le Trône » Qur'an 20, 5, cela veut dire : avec Son savoir, Son ouie et Sa vue.
C - Certains soufis croient qu'Allah S'est installé dans chacune de ses créatures, même Ibn 'Arabi a dit:
La vérité (Allah) est un serviteur et le serviteur une vérité
Que je désire connaître qui est le redevable?
Et le plus injuste parmi eux a déclaré:
Aussi bien le chien que le porc sont notre dieu
Dieu n'est qu'un moine dans une église.
C'est parce qu'ils croient au panthéisme.
D - La plupart des soufis déclarent que Dieu n'a créé le bas monde que pour Mouhammad (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), une déclaration qui contredit ce verset: Qur'an Je n'ai créé les génies et les hommes que pour qu'ils m'adorent» Qur'an 51, 56 et cet autre verset : «A Nous appartiennent la vie dernière et la vie présente. » Qur'an 92, 13
E - La majorité des soufis croient qu'Allah créé Mouhammad (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix)de lumière et toutes les autres choses de cette lumière, que Mouhammad (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) est la première créature d'Allah alors qu'Allah les dément quand Il dit: «Quand ton Seigneur dit aux anges : « Je vais créer d'argile un être humain.» Qur'an 38, 71
Adam (sur lui la paix) fut le premier parmi les humains et le Calame parmi les choses après le Trône et l'eau.
Quant aux dires du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) à Jabir: «La première chose que Dieu a créée fut la lumière de ton Prophète», les théologiens les ont commentés en disant que ce hadith est erroné et non-fondé.
F - Parmi les dérogations aux principe l'Islam, les soufis font des voeux pour les Walis (les saints). La tournée processionnelle autour de leurs tombes, la construction des stèles et les cérémonies invocatoires enfreignant les enseignements d'Allah et de Son Prophète(Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), la danse lors de ces cérémonies, les incantations magiques, la sorcellerie, la dévoration des biens illicites, l'escroquerie et autre…
Quelle sanction doit-on appliquer à celui qui accuse l'Islam de rétrogression?
D'abord cette accusation doit être réfutée totalement, car elle n'est que l'oeuvre de ceux qui empêchent les gens de se convertir. S'ils considèrent que l'Islam est une religion rétrograde qui ne va pas de pair avec la civilisation, ils ne commettent que des erreurs et forgent de mensonges, car l'Islam ordonne aux fidèles la progression, le perfectionnement et les pousse vers une renaissance utile dans tous les domaines. Allah a dit aux fidèles: «Préparez, pour lutter contre eux tout ce que vous pouvez de forces..» Qur'an 8, 60
Pour sa part le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix), en s'adressant aux hommes, a dit : «Vous êtes les mieux renseignés sur les affaires ce votre vie mondaine» (Rapporté par Mouslim).
L'Islam ordonne aux fidèles de se référer toujours au Coran, à la sunna du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) et au comportement des compagnons qui ont pu réaliser plusieurs conquêtes grâce à leur foi, aux bonnes moralités et aux combats (le Jihad). Ils ont pu tirer les gens des ténèbres de l'adoration des idoles à celle du Seigneur des hommes, de la tyrannie des religions altérées à l'équité de l'Islam, et rien n'assure la puissance aux musulmans sinon leur attachement à leur religion.
Nous est-il convenable de connaître les doctrines contemporaines et les traditions soufistes?
Certes oui, car les connaître c'est savoir comment il faut les éviter, la preuve en est ce hadith rapporté par Houdzaifa Ben Al-Yamân qui a dit: «Les hommes interrogeaient le Messager d'Allah sur le bien et je l'interrogeais sur le mal pour l'éviter. Je lui dis: «O Messager d'Allah, nous vivions dans l'ignorance et le mal, et Allah nous a envoyé ce bien (l'Islam). Après ce bien yaura-t-il un mal?» - Oui, répondit-il. Je repris: « Après ce mal, y aura-t-il du bien?». Il répliqua: « Oui mais accompagné de corruption». Je redemandai: «Quel genre de corruption?» Il répondit : «Des gens qui pratiqueront une sunna autre que la mienne et suivront une direction autre que la mienne. Vous approuverez quelques-uns de leurs actes et vous désapprouverez les autres». Je répliquai: «Après ce bien y aura-t-il du mal?» - « Oui, dit-il, il y aura aux portes de la Géhenne des gens qui appelleront à eux les hommes, ceux qui répondront à leur appel, ils les y précipiteront». Je dis: «O Messager d'Allah, donne-nous leur description». Il répondit: «Oui, ils seront de notre race et parleront notre langage» - « O Messager d'Allah, que devrai-je faire si je vis à ce moment-là? – Il répondit : « Tu devras suivre les imams et ne pas te séparer de la communauté des musulmans. – « Et s'il n 'y a ni communauté ni imam? » - « Ecarte-toi alors de tous les partis, même si tu devais être contraint à te nourrir des racines des arbres jusqu'à ce que la mort survienne» (Rapporté par Mouslim)
On peut déduire de ce hadith que ceux qui appelleront au mal ne suivront plus la sunna du Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) dans leur mode de vie, leur comportement, leurs sentences et même ne l'imiteront ni dans les habits ni dans la tradition. Il incombe à tout musulman de se méfier d'eux.
Quels intérêts peut-on tirer de l'appel (à la religion de Dieu) et la publication (de ses enseignements) alors que les musulmans sont massacrés?
Chaque musulman est tenu de rendre un service quelconque à l'Islam. Il en est qui sont habiles à manipuler les armes et à combattre dans le sentier d'Allah, il en est qui le connaissent parfaitement pour l'apprendre aux autres, il en est aussi des aisés qui participent avec leurs biens pour le même but. A cet égard, le Prophète (Qu'Allah lui accorde Sa grâce et Sa paix) a dit: «Luttez contre les polythéistes avec vos biens, vos personnes et vos langues.» (Rapporté par Abou Daoud
Hassan Ben Thabet, le poète, (qu'Allah l'agrée) défendait l'Islam par ses poésies. Chacun donc ne doit pas douter qu'il lui incombe de participer à ce Jihad par l'un des moyens précités. Puis, dans 1a publication des ouvrages religieux traitant del'Islam et de la Sunna, il y a un facteur qui aide a mieux comprendre cette religion, à la purifier de toutes les innovations qui lui sont étrangères et permettre au musulman néophyte de pratiquer ses devoirs.
De nos jours, la publication de tels ouvrages constitue l'un des moyens de média qui assure à la nouvelle génération une parfaite éducation religieuse...




« Le Soufisme » selon Ibn ’Aqîl soufiya.jpg


 

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Ibn ’Aqîl (rahimahullâh) a dit :

Je condamne le soufisme [1] pour des pratiques que la « Charî’ah » désapprouve :

Ils ont fondé des endroits de rassemblement d’inactivité qu’ils appellent « al-Arbita », qu’ils ont remplacé aux mosquées. Ce ne sont ni des mosquées ni des demeures, ni des compartiments. Ils s’y sont installés plutôt que de gagner leur vie et y mènent une vie bestiale en mangeant, buvant, dansant et chantant.

Ils raccommodent leurs vêtements avec des morceaux de tissu en soie colorés, ce qui a attiré les masses. Ils ont séduit les femmes et les jeunes garçons en faisant des dessins sur leurs vêtements. Quand ils pénètrent dans une demeure où se trouvent des femmes, ils n’en ressortent sans avoir perverti les cœurs des femmes contre leur mari. Ils acceptent la nourriture et les dons de la part des oppresseurs, des pervers et des voleurs parmi les collecteurs d’impôts, les soldats et les douaniers. Ils vont en compagnie de beaux garçons aux « Samâ’at » [lieu où ils écoutent les chants et les mélodies]. Ils les amènent dans des rassemblements illuminés par des bougies et se mêlent aux femmes étrangères sous prétexte de les faire habiller d’une « Khirqa » [L’habit de laine des Soufis par excellence] et partage l’habit de toute personne en entrant en transe.

Ils appellent la réjouissance musicale extase [Wajd], l’invocation temps [Waqt] et le partage des habits des gens règle [Houkm]. Ils ne sortent d’un lieu où ils ont été invités qu’après avoir imposé une autre invitation et disent que c’est une obligation. Croire à une telle chose est mécréance [Koufr] et sa pratique est perversité [Fisq].

Les soufis croient que chanter au rythme des barres de fer est une forme d’adoration, ainsi qu’il nous est parvenu de leur part que l’invocation lors d’un chant ou d’un groupe est exaucée, mais une telle croyance est aussi mécréance, puisque quiconque croit qu’il peut se rapprocher d’ALLâh via des rites qui sont déconseillés [Makrouh] ou illicite [harâm] devient mécréant [kâfir]. Car de telles conduites sont considérées par les savants comme illicites ou déconseillées.

En outre, les Soufis abandonnent leur volonté à leurs gourous en disant qu’on ne peut s’opposer à leurs décisions en quoi que ce soit. Ainsi, le SHeikh se trouve au-dessus de tenir des propos blasphématoires de mécréance et d’égarement [dhallâl] qu’ils appellent extase et de faire des actes reconnus par la religion comme perversion.

S’il embrasse un jeune garçon, on dit que c’est une miséricorde, s’il se tient à l’écart avec une femme étrangère, on dit que c’est sa fille qui porte « al-Khirqa » et s’il attribue un habit à une personne autre que son propriétaire et sans accord de ce dernier, on dit que c’est la règle de « al-Khirqa ».

[...]

Les Soufis sont les premiers à avoir de termes comme « Ceci est la Loi [Charî’a] et cela est la réalité [Haqîqa] », mais cela est une chose inacceptable. La Loi est ce qu’Allâh a prescrit pour le bien de l’humanité et de toute affirmation au-delà, relève dans les esprits de l’inspiration des « Chayâtines » [Satan]. Toute personne recherchant la vérité [haqq] en dehors de la Loi divine est en égarée [maghrour] et trompée [makhdou’]. Quand ils entendent quelqu’un rapporter un hadîth du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), ils disent : « Les pauvres ! Ils prennent leur hadîth d’un mort et vers un mort. Tandis que nous prenons le nôtre du Tout Vivant, l’Immortel [al-ladhî lâ yamût] ».

Si quelqu’un dit : « Mon père m’a dit d’après mon grand-père », on lui dira : « Mon cœur m’a dit d’après mon Seigneur ». Ainsi, ils se sont égarés et ont détourné beaucoup de faibles d’esprit, en inventant des légendes et en dépensant pour cela de l’argent.

En réalité, les Jurisconsultes [Fuqahâ] ont le même rôle que les médecins. L’argent dépensé pour eux est comme faite pour le traitement, alors que l’argent dépensé pour tels imposteurs est comme la dépense faite pour les chanteuses [al-moughaniyât]. La haine des soufis contre les Jurisconsultes [savants musulmans] est une grande mécréance [Zandaqa] car ces derniers les mettent en garde contre leur égarement [dhallâlahoum] et leur perversité [fassiqahoum]. Certes, la vérité [al-haqq] pèse lourd au même titre que la Zakât. Il est de ce fait plus facile pour certains de dépenser de l’argent pour les chanteuses et les poètes pour leurs louanges. Ils détestent également les Gens du Hadîth [Ashab al-Hadîth]

[...]

Ils n’y a pas plus dangereux pour la « Charî’ah » [Loi Divine] que les gens du « Kallâm » [Rhétorique] et les Soufis. Les premiers corrompent la foi des gens par des doutes [Choubouhât] dictés par leurs esprits et les derniers pervertissent les actes des gens et cherchent à démolir les fondements et les commandements divins. Ils préfèrent le chômage et l’écoute des chansons.

Quant aux premières générations [Salaf], elles n’étaient pas comme eux, au contraire, elles étaient soumises dans leur dogme [’Aqîda] et étaient actives et consciencieuses.

Mon conseille pour mes frères, c’est de ne pas se faire influencer par les paroles des gens du « Kallâm », et de ne pas prêter l’oreille aux simplicités des Soufis. Travailler pour gagner sa vie est meilleure que le chômage du Soufisme, et s’attacher aux vérités vaut mieux que d’approfondir des choses copiées à la manière des faux dévots. Ceci étant, nous constatons que le but des gens du Kallâm, est de semer le doute dans les esprits, et celui des Soufis est de pervertir [...]. [2]

Notes

[1] Les savants ont dit que l’Islâm n’a pas connu le nom de « Soufisme », ni à l’époque du Prophète, ni à celle de ses compagnons et moins encore à l’époque de ceux qui sont venus après les compagnons du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). L’apparition de ce phénomène a concordé avec l’apparition d’un groupe d’ascètes qui portaient des habits en « Soûf » [laine en arabe], d’où leur surnom de « Soufî ». Certains affirment également que leur nom vient du mot « Soufiyyâh » qui signifie sagesse en grec et non du mot « safâ » qui signifie en arabe la pureté comme certains l’affirment, car l’adjectif dérivé du « Safâ » est « Safâ-î » et nom « Soufî ». Il regroupe plusieurs confréries telles que le Tîdjâniyyah, la Qâdarîyyah, la nakhchabandîyyah, la Châdhalîyyah, la Rifâ’îyyah, etc.

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) de son côté dit : « Les musulmans des premières générations [Salaf] appelaient « al-Qourrâ’ » les hommes de religions et de science ; ce terme rejoint donc à la fois « al-’Ulémâ » et « an-Nussâk ». Puis, à ensuite, le nom « as-Soûfiyyah et Fuqarrâ’ ». [Kitâb « Al-Furqân bayna Awliyâ’ ar-Rahmân wa Awliyâ’ ach-Chaytân » - p.129].

[2] Kitâb « Talbîs Iblîs » de Ibn al-Djawzî, p.384-385

Par 'Issa
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